Avocats en dommage corporel
Bordereau de pièces et pré-rapport d’expertise liquidé
Le bordereau de pièces et le pré-rapport d’expertise médicale liquidé constituent les principaux documents de travail mis à disposition pour la structuration documentaire, l’analyse médico-légale du dossier et la préparation du chiffrage indemnitaire.
Articulation des documents préparatoires
La structuration documentaire du dossier de dommage corporel
Au cours d’un dossier de dommage corporel, le bordereau de pièces évolue à mesure que de nouveaux éléments sont transmis par la victime, la CPAM, l’employeur ou les structures de soins. Le pré-rapport d’expertise médicale liquidé intervient dans un second temps, lorsque les éléments réunis permettent une analyse médico-légale et indemnitaire d’ensemble. Ces documents sont générés séparément, à votre initiative, depuis l’interface dédiée.Bordereau de pièces
Établi à partir des pièces versées au dossier, le bordereau dresse l’inventaire chronologique et catégorisé des documents disponibles. Il facilite la lecture du dossier par l’avocat, le médecin conseil, le médecin de l’assureur ou l’expert, avant expertise, échange contradictoire ou rédaction d’écritures.
Pré-rapport médico-légal
Établi avant l’examen clinique du médecin conseil, le pré-rapport médico-légal ordonne les données disponibles et prépare l’analyse du dossier. Il présente le cadre juridique, l’état civil, la situation antérieure, la chronologie en notation J+, l’imputabilité sur pièces, les éléments à compléter et les points de vigilance.
Pré-rapport des préjudices liquidés
Établi lorsque le dossier permet une analyse d’ensemble, le pré-rapport des préjudices liquidés reprend le bordereau, consolide la chronologie médico-légale, structure l’imputabilité et prépare la liquidation des postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, en distinguant les éléments chiffrables, réservés ou à documenter.
Ce dispositif prend en charge le tri des pièces, leur remise en ordre chronologique, l’identification des manques documentaires et la première structuration du chiffrage indemnitaire.
BORDEREAU DE PIECES
Le bordereau de pièces : un inventaire chronologique et structuré
L’exemple ci-dessous présente un bordereau établi à partir d’un dossier d’accident de la circulation comportant 49 pièces sur seize mois. Il permet de visualiser la manière dont les documents sont ordonnés, qualifiés et commentés lorsqu’une difficulté documentaire est relevée.L’ensemble des pièces du dossier est repris dans un tableau unique, selon un ordre chronologique strict, avec date, intitulé, émetteur, catégorie et observation associée. Les pièces non datées sont regroupées en fin d’inventaire et signalées comme telles, afin de préserver la lisibilité d’ensemble du dossier.
Chaque pièce est rattachée à l’une des catégories suivantes : administratif, médical, médico-légal, financier, professionnel, juridique, médico-social. Cette ventilation permet une lecture croisée du dossier, soit par chronologie, soit par nature de pièce, et facilite les échanges avec le médecin conseil de victime, le médecin de l'assureur ou l'expert.
La colonne « Observations » signale les points appelant une vigilance particulière : doublons potentiels, pièces non exploitables en texte sans reconnaissance OCR préalable, dates absentes ou incertaines, divergences factuelles entre documents, ou encore justificatifs à clarifier. Ces mentions relèvent d’un travail de structuration documentaire ; elles n’emportent, à elles seules, ni appréciation juridique ni appréciation médicale.
Le bordereau s’achève par un récapitulatif du nombre de pièces par catégorie ainsi que du total du dossier. La période documentaire couverte y est rappelée expressément, de même que les pièces non exploitables en l’état et les informations utiles à la mise à jour de l’inventaire.
Pré-rapport d’évaluation des préjudices
Le pré-rapport des préjudices liquidés
Le pré-rapport présenté ci-dessous est établi à partir du même dossier que le bordereau figurant plus haut. Il reprend la dernière édition de l’inventaire documentaire, reconstitue la chronologie médico-légale, examine l’imputabilité à partir des pièces versées et organise la liquidation des préjudices selon la nomenclature Dintilhac. Lorsque la consolidation n’est pas acquise, son caractère provisoire est indiqué expressément.Cette première section reprend l’identification de la victime, les références du sinistre, le régime d’indemnisation applicable et les circonstances de l’accident. Elle fixe les données de base du dossier et le cadre juridique dans lequel s’inscrivent ensuite l’analyse de l’imputabilité, l’examen des recours éventuels des tiers payeurs et la liquidation des postes de préjudice.
La dernière édition du bordereau est reprise en ouverture du pré-rapport, avec sa période couverte, ses catégories de pièces et ses observations documentaires. Les développements qui suivent renvoient ainsi à un inventaire unique, stabilisé et immédiatement vérifiable.
Cette partie reprend la situation personnelle, familiale et professionnelle de la victime au jour du sinistre, ainsi que les éléments d’état antérieur documentés dans les pièces produites. Elle fournit les données de référence utiles tant à l’analyse médico-légale qu’à l’évaluation des postes patrimoniaux.
Le parcours de soins et les principaux événements médico-légaux sont reconstitués en notation J0 / J+n, chaque étape étant rattachée aux pièces correspondantes. Cette présentation permet de suivre la continuité des soins, de dater l’apparition des symptômes et de disposer d’une base claire pour l’examen contradictoire de l’imputabilité.
Le pré-rapport reprend les sept critères classiques d’imputabilité : réalité du traumatisme, vraisemblance scientifique, concordance de siège, délai d’apparition, intégrité préalable, continuité évolutive et certitude diagnostique. Chaque critère est renseigné à partir des seules pièces disponibles, afin de dégager une conclusion motivée, soumise à l’appréciation de l’avocat et, le cas échéant, du médecin conseil.
Cette section présente une synthèse ordonnée du parcours médical depuis l’accident jusqu’à la date d’établissement du pré-rapport, ainsi que les constatations objectives relevées dans les pièces médico-légales disponibles. Elle ne se substitue pas à l’examen clinique contradictoire, mais rassemble les éléments utiles à la lecture de l’état actuel de la victime.
Les postes antérieurs à la consolidation sont examinés distinctement : déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, préjudice esthétique temporaire, assistance humaine temporaire, dépenses de santé actuelles, pertes de gains professionnels actuels et frais divers. Pour chacun d’eux, le pré-rapport indique les pièces retenues, la méthode de calcul appliquée, les montants justifiés et, le cas échéant, les éléments restant à préciser.
Les postes post-consolidation sont soit provisoirement évalués, soit expressément réservés lorsque l’état du dossier ne permet pas une liquidation définitive. Sont notamment envisagés le déficit fonctionnel permanent, les dépenses de santé futures, l’assistance à tierce personne permanente, les pertes de gains professionnels futurs, l’incidence professionnelle, le préjudice d’agrément, le préjudice esthétique permanent, le préjudice sexuel et le préjudice d’établissement. Lorsque le poste ne peut être retenu en l’état, la réserve est motivée et les conditions de son évaluation ultérieure sont précisées.
Un tableau récapitulatif reprend les postes temporaires et permanents, les sous-totaux, le total général provisoire, les créances identifiées des tiers payeurs ainsi que les postes demeurant réservés. Cette synthèse constitue une base de travail structurée pour la préparation des écritures, la discussion amiable ou la poursuite des opérations d’expertise.
Le pré-rapport isole les justificatifs manquants ou incomplets qui conditionnent soit la consolidation du chiffrage, soit la levée de certaines réserves : relevés CPAM, justificatifs de revenus, carte grise, factures détaillées, attestations complémentaires, prescriptions post-consolidation, devis de soins futurs ou éléments relatifs à la situation professionnelle. Cette liste permet d’orienter immédiatement les demandes de pièces complémentaires.
Une rubrique finale recense les incohérences relevées dans les pièces, les informations manquantes, leur incidence sur certains postes de préjudice et, le cas échéant, les investigations complémentaires à envisager. Elle rappelle également, lorsque tel est le cas, que la consolidation n’est pas acquise et que les postes permanents conservent, en conséquence, un caractère provisoire.
Échangeons sur
la préparation de vos dossiers
Volume important de pièces, expertise à préparer ou chiffrage à structurer ?
Examinons ensemble les modalités d’intervention adaptées à votre besoin.
Bénéfices pour votre cabinet
Ce que ces documents changent dans le traitement du dossier
Le bordereau de pièces et le pré-rapport d’évaluation des préjudices ne se limitent pas à mettre les documents en ordre. Ils modifient concrètement la manière dont le dossier est préparé, exploité et suivi.
Temps utile réalloué
Le tri, le classement chronologique et la première mise en ordre du dossier cessent de mobiliser du temps avocat ou du temps de secrétariat qualifié. Vous recentrez votre intervention sur l'analyse, la stratégie indemnitaire et la préparation de l'expertise.
Sécurité documentaire renforcée
Le bordereau ne se limite pas à inventorier les pièces. Il fait apparaître les doublons potentiels, les dates manquantes, les incohérences factuelles et les pièces non exploitables en texte.
Chiffrage déjà structuré
Le pré-rapport organise la liquidation poste par poste, distingue les postes temporaires et permanents, précise les bases de calcul et isole les postes réservés. Vous disposez ainsi d'une base de travail directement exploitable.
Pièces manquantes identifiées
Les justificatifs absents ou incomplets apparaissent tôt dans le traitement du dossier. Vous savez immédiatement quels compléments demander à la victime, à la CPAM, à l'employeur ou aux tiers détenteurs.
Expertise contradictoire mieux préparée
État antérieur, chronologie J+, imputabilité, état actuel et points de vigilance sont ordonnés dans un même ensemble documentaire. La préparation de l'expertise gagne en lisibilité et en solidité.
Continuité de traitement facilitée
L'inventaire des pièces et la logique de lecture du dossier sont stabilisés par écrit. Les reprises de dossier, transmissions internes et relectures s'en trouvent facilitées.
Délégation sans perte de maîtrise
La préparation documentaire peut être déléguée sans dessaisir l'avocat de la conduite du dossier. L'analyse juridique, l'arbitrage stratégique et la position indemnitaire demeurent entre vos mains.
Traitement des données
Pseudonymisation des données avant traitement externe
L’OCR et la pseudonymisation des pièces sont réalisés sur infrastructure HDS avant tout recours à un modèle externe. Les éléments identifiants ne quittent donc pas l’environnement sécurisé sous leur forme initiale. Cette organisation limite l’exposition des données sensibles et encadre leur traitement dans des conditions adaptées aux dossiers de dommage corporel.
Fonctionnement
Le processus en 5 étapes
Dépôt sécurisé des pièces
Les pièces sont déposées depuis votre espace sécurisé, hébergé en France sur infrastructure HDS. Les transferts sont chiffrés, les accès journalisés et les données ne sont ni utilisées à des fins d’entraînement, ni transmises à des tiers.
Édition du bordereau de pièces~ 30 min
Le bordereau est édité depuis votre interface en environ trente minutes. Il reprend l’inventaire chronologique des pièces, leur catégorisation et les observations utiles à la poursuite du traitement documentaire. Une notification par e-mail vous est adressée dès sa mise à disposition.
Préparation du pré-rapport médico-légal≤ 24 h
Avant l’examen clinique du médecin conseil, le pré-rapport médico-légal ordonne les données disponibles : cadre juridique, état civil, situation antérieure, chronologie en notation J+, imputabilité sur pièces, points de vigilance et éléments à compléter.
Identification des pièces manquantes
Le bordereau et le pré-rapport médico-légal mettent en évidence les pièces nécessaires à la fiabilisation du dossier. Vous disposez ainsi d’un état documentaire à jour pour solliciter la victime, la CPAM, l’employeur ou tout autre tiers détenteur.
Édition du pré-rapport des préjudices liquidés≤ 24 h
Lorsque le dossier permet une analyse d’ensemble, le pré-rapport reprend la dernière version du bordereau, consolide la chronologie médico-légale, structure l’imputabilité et prépare la liquidation des postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac.
Sécurité & confidentialité des données
Hébergement HDS certifié en France
Vos données sont hébergées en France, au sein d’infrastructures certifiées HDS, assurant un niveau élevé de sécurité et de conformité.
RGPD & secret professionnel d'avocat
Nous appliquons le RGPD et protégeons vos informations conformément aux obligations du secret professionnel et aux règles déontologiques.
Pseudonymisation automatique
Chaque traitement inclut une pseudonymisation systématique pour prévenir toute identification directe ou indirecte des personnes concernées.
Aucune réutilisation des données
Vos données ne servent jamais à entraîner des modèles et ne sont transmises à aucun tiers, sauf lorsqu’une nécessité opérationnelle l’exige strictement.
Échangeons sur
la préparation de vos dossiers
Volume important de pièces, expertise à préparer ou chiffrage à structurer ?
Examinons ensemble les modalités d’intervention adaptées à votre besoin.
